Époque médiévale: aux origines d’un ordre du temps
L'encadrement du temps par le pouvoir, au sens strict, est encore faible au Moyen Âge. Les premières vraies tentatives (imposition délibérée d’un " ordre du temps ", lancement des réformes qui peuvent le soutenir) courent parallèlement à la naissance de l'État moderne, du XIVe au XVIe siècle. Jusque-là, tout est plutôt affaire de circulation diffuse, capillaire, d'usages progressivement reçus (ère du Christ, modes de datation, etc.)
Il n'en reste pas moins vrai que le temps est aussi et déjà affaire de pouvoir, au sens large : pouvoir du prince, mais encore et surtout de l'Église. D'où les multiples questions posées par l'encadrement de temps des fidèles et des sujets.
Certaines de ces questions sont déjà largement traitées par la bibliographie, comme les calendriers (au double sens des objets et des systèmes de structuration du temps) les réformes du calendrier, la diffusion des ères. D'autres au contraire méritent attention :
- le temps de la liturgie, aussi bien dans le rapport du culte au temps, que dans la façon dont le temps liturgique offre au temps laïque un cadre structurant.
- La structuration progressive (rigide ou lâche ?) des temps courts : les rythmes de la journée (jour et nuit, heure des repas et du sommeil) ; les heures (où l'on retrouve d'ailleurs la liturgie) : organisation, modèles, décompte ; l'emploi du temps.
- Autre façon de saisir des éléments proches, l'organisation du temps des laïques, et la critique des sources rares et souvent ambiguës dont dispose le médiéviste (livres de raison, témoignages et dépositions, littérature...) : conception du temps (linéaire ou cyclique) ; repères et arts de la mémoire ; projection vers l'avenir (prédiction, aussi bien que naissance de l'" agenda "...) ; temps spécifiques (temps agricole, temps artisanal, temps commercial, temps de la navigation, temps de la guerre).
Il n'en reste pas moins vrai que le temps est aussi et déjà affaire de pouvoir, au sens large : pouvoir du prince, mais encore et surtout de l'Église. D'où les multiples questions posées par l'encadrement de temps des fidèles et des sujets.
Certaines de ces questions sont déjà largement traitées par la bibliographie, comme les calendriers (au double sens des objets et des systèmes de structuration du temps) les réformes du calendrier, la diffusion des ères. D'autres au contraire méritent attention :
- le temps de la liturgie, aussi bien dans le rapport du culte au temps, que dans la façon dont le temps liturgique offre au temps laïque un cadre structurant.
- La structuration progressive (rigide ou lâche ?) des temps courts : les rythmes de la journée (jour et nuit, heure des repas et du sommeil) ; les heures (où l'on retrouve d'ailleurs la liturgie) : organisation, modèles, décompte ; l'emploi du temps.
- Autre façon de saisir des éléments proches, l'organisation du temps des laïques, et la critique des sources rares et souvent ambiguës dont dispose le médiéviste (livres de raison, témoignages et dépositions, littérature...) : conception du temps (linéaire ou cyclique) ; repères et arts de la mémoire ; projection vers l'avenir (prédiction, aussi bien que naissance de l'" agenda "...) ; temps spécifiques (temps agricole, temps artisanal, temps commercial, temps de la navigation, temps de la guerre).
Séances
- Séance du 19/04/2004 - 14:00
- Séance du 20/04/2004 - 09:00