137e congrès, Tours, 2012
Composition(s) urbaine(s)

II. Formes et échelles

Sous-thème : II. Formes et échelles - 3 - salle 01

Chapitre : V.2.b. Maladies et mortalité liées à la conservation

Le 25/04/2012 - 09:00

La destruction de l’entrée septentrionale de Tours lors de l’offensive allemande de juin 1940 marque un tournant dans l’histoire urbaine locale. La perte du grand ensemble monumental hérité du XVIIIe siècle fournit en effet une tragique occasion de repenser les tracés comme l’esthétique d’un secteur urbain dans sa globalité, en plein cœur historique de l’agglomération tourangelle. Expression singulière d’un changement d’échelle, le tissu urbain reconstruit se caractérise par l’adoption d’une trame viaire orthogonale délimitant une vingtaine d’îlots de formes et gabarits constants. Un parti architectural ordonnancé, teinté d’une « modernité tempérée », garantit également l’unité esthétique de la nouvelle entrée de ville monumentale. Notre intervention s’attachera à retracer les principes qui ont présidé à la recomposition dans les années 1950 de ce « morceau de ville », objet de controverses, maintes fois remanié et inachevé, illustrant toutes les complexités d’une opération d’urbanisme de cette envergure.


Mme Marie-Luce FOURCHET, doctorante en histoire de l'art à l'université François-Rabelais de Tours